Pourquoi une entreprise ?

Il y a en France une espèce de fascination pour les chefs d’entreprise. Des sortes de héros des temps modernes, prêts à tout lâcher pour se lancer dans une aventure où ils risqueraient de tout perdre. La réalité est bien souvent plus terne, et derrière les grands patrons, bandits ou visionnaires, peu importe, il y a une grosse masse de petits artisans qui galèrent autant que leurs salariés.

Soyons clairs, je suis content de payer des charges sociales, et, quelle que soit notre profession, notre statut social, il est normal de participer à la solidarité nationale. Ce qui me dérange par contre, c’est de savoir que d’énormes entreprises paient proportionnellement moins à l’état que des TPE, alors même que ces mêmes énormes boites suppriment des emplois pour payer plus leurs actionnaires qui eux ne créent pas de vraies richesses.

Autant dire que pour moi il n’y avait rien d’évident dans le fait de devenir entrepreneur. J’ai d’ailleurs longtemps été salarié, de plus ou moins grosses boites, avant d’en venir à me dire qu’être indépendant et libre était plus important qu’avoir la sécurité de l’emploi.

Le murissement aura pris plus de 10 ans, et ce qui a fini par me convaincre aura finalement été mes patrons précédents. Pas par volonté de mimétisme, ou suite à la découverte d’une sorte de mentor, mais plutôt par l’effarement ressenti face à certaines boites de com’ qui facturaient des sommes proprement hallucinantes pour des services dont le client n’avait pas réellement besoin.

Pour des communicants, ces gens-là n’écoutent pas réellement. Ils viennent avec leurs idées préconçues, et facturent autant qu’ils peuvent.

Comme salarié, ou pendant ma courte expérience de freelance, j’ai toujours mis un point d’honneur à être honnête, à savoir dire « Je ne pense pas que ce soit une bonne idée » ou « pour l’instant, vous n’avez pas besoin de tout ça ».

Et voilà l’idée de SWYD germant dans ma tête. Une agence de communication visuelle qui ne vendrait que ce dont le client a réellement besoin. J’ose à penser qu’il est possible de bâtir une relation de confiance avec le client, de faire évoluer son activité, et la mienne par la même occasion, pas à pas, sans qu’il perde la sensation de contrôler et de comprendre ce que SWYD fait pour lui.

Nous verrons bien ce que l’avenir dira de ce but. Mais pour l’instant, les structures d’accompagnement et ma banque croient en ce projet, ce qui en soi est peut-être un gage de confiance.

D’ici quelques jours, je vous parlerai du processus de création d’entreprises en France. Beaucoup disent que c’est un parcours du combattant, mais peut-être ai-je eu de la chance, tout a été très vite (mais je n’ai pas encore eu affaire au RSI 😉 )